Twelfth Sunday in Ordinary Time

June 25, 2017

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June 25, 2017

Twelfth Sunday in Ordinary Time

Léo

Lushombo

 “Do not be Afraid”!  Jesus’ call to not be afraid of those who kill the body but cannot kill the soul -- rather, to be afraid of the one who can destroy both soul and body in Gehenna – speaks to all of us, men and women of the world.

Jesus’ call speaks in a more particular way to all the women of the world subjected to atrocities of gender-based violence, rape, and killing.  I am especially thinking of the women of my country, the Democratic Republic of the Congo.   Since the Rwandan genocide in 1994, Congolese women have been exposed to widespread rape with extreme violence, particularly in the regions of our country rich in mineral wealth, more so than in agricultural regions. The Congolese case is not unique: the evil of the rape of women is increasing all over the world, even in the Global North countries and in time of peace.

 Yet, Jesus keeps on calling to all of us, women and men: "Fear no one… do not be afraid of those who kill the body but cannot kill the soul; rather, be afraid of the one who can destroy both soul and body in Gehenna.” Such a call resonates strongly for the people of the DRC, particularly women, whose nearly 5,000 bodies have been violated by conflicts since the Rwandan genocide, to rise and live and recover their strength in faith and hope. Indeed, the people of the Congo today are experiencing profound suffering --like that of the people of Israel described in the first reading -- and courageously acting to respond. Women and men keep giving their lives in service to others despite the dangers of losing their own.

 Do not be afraid. Rise up, shrill in the night* as did this Congolese mother and her husband, who, in the midst of the atrocity of the aftermath of the Rwandan genocide, went out answering to the call for help of the United Nations High Commissioner for Refugees.   They found a baby boy, whose mother was dead in the road of Goma and saved him. This baby was still alive suckling at his mother’s breast.  They took him, protected him, named, and raised him as their own. The little boy survived and became a man. Yes, let us shrill in the night like the Congolese doctor, Denis Mukwege. Not satisfied with earning money by treating women victims of atrocities of wars, he takes personal risks to denounce the evils that are destroying the lives of women and children.

Thus, do not be afraid, you people of Africa and elsewhere, whose hope is obstructed by the violence and selfishness of your presidents and governments who maintain themselves in power regardless of the constitutional presidential term limits.  Do not be afraid, you whose lives in war zones are continually threatened, crushed, and sacrificed by warlords and political and economic interests. Jesus calls on you to not be afraid of those who kill your bodies, for they cannot kill your souls. Are not two sparrows sold for a small coin? Yet not one of them falls to the ground without your Father's knowledge. Even all the hairs of your head are counted. So do not be afraid; you are worth more than many sparrows.

As the prophet Jeremiah guarantees us, the Lord hears the whisperings of his people. So, let’s stand up and let no one take away the hope and power of faith that Jesus alone grants us. As the Lord exhorts his people in the book of Lamentations, let us rise from the corner of every street and unite with those whose dignity as daughters and sons of God is totally denied, for they are all worth more than so many sparrows.

* Another translation of the original French is "dispel the darkness"

"Ne craignez pas"! L'appel de Jésus de ne pas craindre ceux qui tuent le corps mais ne peuvent tuer l'âme - plutôt, de craindre ceux qui peuvent détruire l'âme et le corps dans la géhenne – nous parle à nous tous, hommes et femmes de ce monde.

Jésus interpelle de manière plus particulière toutes les femmes du monde soumises à des atrocités de violence sexiste, de viol et de tueries. Je pense particulièrement aux femmes de mon pays, la République démocratique du Congo. Depuis le génocide Rwandais en 1994, les femmes congolaises ont été exposées à un viol généralisé, qualifiée de viol avec extrême violence, en particulier, ces violences ont lieu dans les régions riches en minerais, plus que dans les régions agricoles. La République Démocratique du Congo n’est pas l’unique pays à connaître ces atrocités du viol utilisé comme arme de combat. Ce mal s’imposer partout dans le monde, même dans les pays du Nord, les pays dits développés,  et cela en temps de paix.

Pourtant, Jésus continue à nous lancer l’appel à nous tous,  femmes et hommes: "Ne craignez personne ... ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais ne peuvent pas tuer l'âme; plutôt, craignez ceux qui peuvent détruire l'âme et le corps dans la géhenne. " Un tel appel résonne fortement pour les peuples de la RDC, en particulier les femmes, dont près de 5 000 corps ont été violés par les conflits depuis le génocide rwandais. Cet appel leur est lancé pour se mettre debout, vivre comme des personnes ressuscitées et retrouver leur force dans la foi et l'espoir en Jésus. En effet, les gens Du Congo aujourd'hui subissent des souffrances profondes comme celle des Israéliens décrites dans la première lecture, mais elles les femmes et les hommes de la RDC, malgré les dangers, ils   continuent à agir courageusement en risquant leurs vies au service des autres.

Ne craignez pas. Relevez-vous des sombres, comme cette mère congolaise et son mari, qui, au milieu des atrocités du lendemain du génocide rwandais, avaient répondu à l'appel à l'aide du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Ils avaient trouvé un bébé dont la mère était morte sur la route de Goma, à l’Est de la RDC et l'avaient sauvé. Ce bébé était encore vivant, allaitant le sein de sa mère. Ils l'avaient pris avec eux, protégé, lui avaient donné un nom et l'ont élevé comme leur propre fils. Le petit garçon a survécu et il est devenu un homme. Oui, relevez-vous de l’esclavagisme du mal à l’exemple du Dr. congolais Denis Mukwege qui ne se contente pas de gagner son propre argent en traitant les femmes victimes d'atrocités de guerre. Plutôt, tout en leur offrant tous les soins appropriés, il prend des risques personnels pour dénoncer les maux qui détruisent la vie des femmes et des enfants.

Ainsi, n'ayez pas peur, vous les peuples d'Afrique et d'ailleurs, dont l'espoir est entravé par la violence et l'égoïsme de vos présidents et gouvernements qui se maintiennent au pouvoir indépendamment des limites fixées par des mandats constitutionnels. N'ayez pas peur, vous, dont les vies dans les zones en guerre sont continuellement menacées, écrasées et sacrifiées par les seigneurs de guerre et par les intérêts politiques et économiques. Le Christ vous appelle à ne pas avoir peur de ceux qui tuent vos corps, car ils ne peuvent pas tuer vos âmes. Les moineaux ne sont-ils pas vendus pour une pièce d’argent? Pourtant, aucun d'entre eux ne tombe sur le sol sans que le Père qui est aux cieux ne s’en soucie. Même tous les cheveux de votre tête sont comptés. N'ayez donc pas peur ; Vous valez plus que beaucoup de moineaux.

Comme le prophète Jérémie nous le garantit, le Seigneur écoute les cris de son peuple. Alors, mettons-nous debout et ne laissons personne nous enlever l'espoir et le pouvoir de la foi que le Christ seul nous accorde. Comme le Seigneur exhorte son peuple, des coins de chaque rue, unissons-nous aux filles et fils de Dieu dont la dignité est totalement niée et bafouée, car ils valent plus que beaucoup de moineaux.

First Reading

Jer 20:10-13

PSALM

Ps 69:8-10, 14, 17, 33-35

Second Reading

Rom 5:12-15

GOSPEL

Mt 10:26-33
Read texts at usccb.org

Léo Lushombo

Léo is a woman from the Democratic Republic of Congo (DRC). She is fluent in French, Spanish, and English. She has worked as a consultant/formator with national and international NGOs in areas of Governance and Gender programs, particularly on political participation in Peru, Cameroon, and the DRC. She has published six articles in Asian HorizonsCongo-Afrique, TELEMA, and Sojourners magazine. In 2016, her paper “Christological Foundations for Political Participation: Women in the Global South Building Agency as Risen Beings” was published in the Journal of Political Theology.

She holds a Master of Arts in Theological Ethics from the Catholic Theological Union, Chicago. And is currently a doctoral student at Boston College.

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